Jean-Loup Bernard sous les Arcades des Cormorans
Le trésor n'est peut-être pas là où on l'attend !
Le premier Frigival d'hiver est en place, ou pas loin. Quel bonheur. Déjà, on peut le dire : ça marche. Combien de promeneurs inconnus, "carte au trésor" en main, ai-je croisés hier ? Une bonne dizaine. Combien de familiers de la Chaume ai-je vus le nez en l'air en attendant la monnaie chez le commerçant habituel, à contempler une oeuvre d'art (objet unique dans une société de production de masse) ?
sous prétexte
Mieux : combien d'entre-nous, sous prétexte de "voir l'exposition", viennent d'entrer ou le feront prochainement dans des lieux où ils ne vont jamais d'habitude ? Et c'est bien là, in fine, le plus important. L'art est un prétexte à la rencontre. Entre un artiste et le public bien sûr, mais aussi entre nous-mêmes, seul(e) ou à plusieurs.
Déjà, au terme de la première journée, combien de fois ai-je entendu "je n'étais jamais rentré là. C'est drôlement sympa !" Et oui, au fond, les gens sont sympa, il n'y a qu'à ouvrir nos yeux et nos portes. Le véritable trésor d'In Vertime, nous en avons déjà une pièce chacun. Groupons-nous, et nous serons riches.
Bon dimanche, et bonne promenade sur l'île Vertime.
Mettez des couleurs sur Plzen
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Lors d'un récent voyage en europe de l'est, Jean-Loup Bernard fit escale à Plzen (prononcez pilzen), ville moyenne de tchécoslovaquie. La ville lui sembla d'abord grise et sombre. Mais, fur-et-à-mesure qu'il la découvrait plus en profondeur, des couleurs se révélaient progressivement comme sur des épreuves photographiques au fond de la cuvette.


















